Après une 1ère rencontre sur la création "Nous étions assis sur le rivage du monde" qui a connu un beau succès en tournée (Canada, Portugal, France), le metteur en scène Denis Marleau et le dramaturge franco-béninois José PLIYA se retrouvent à nouveau pour la mise en scène d'un autre texte, "Le complexe de Thénardier".
Le public montréalais avait déjà découvert cette pièce en 2005, lors d'une lecture organisée par le CEAD (Centre des Auteurs Dramatiques, Montréal) dans le cadre du FTA (Festival de Théâtre des Amériques).
Présentée en Septembre 2008 au Festival des Francophonies en Limousin (Limoges), cette création a entamé une tournée qui la fera passer par Valenciennes, Mons, Bruxelles (Octobre 2008) et qui s'achèvera en 2009 (du 20 janvier au 14 février), au Théâtre de l'Espace GO à Montréal.
Dates :
Septembre 2008
Au Festival des Francophonies en Limousin, Limoges : les 25, 26, 27
Octobre 2008
Au Phénix, Scène Nationale de Valenciennes : les 2 et 3
Au Théâtre Le Manège, Mons du 7 au 12
Au Théâtre Varia, Bruxelles du 16 au 18 et du 22 au 25
Janvier-Février 2009
Au Théâtre de l’Espace GO, Montréal du 20 janvier au 14 février
A propos de cette création...
"Tout écrivain a, paraît-il, dans son oeuvre une oeuvre clé, une oeuvre angulaire qui dit sa totalité-monde à lui, sa vérité première et dernière, sa musicalité profonde. Pour certains universitaires, Le complexe de Thénardier serait, pour moi, cette œuvre-là.
Je n'en sais rien. Ce dont je suis sûr en revanche, c'est que, sans le vouloir, j'ai écrit avec cette pièce, mon texte le plus lu, le plus joué, le plus étudié, le plus traduit. Pourquoi ? Mystère.
Le complexe raconte l'histoire de deux femmes aux prises avec les non-dits de l'amour et qui, sous le prétexte confortable d'un temps de guerre, refusent de céder à la tendresse, aux embrassades, à la compassion. Ce sont deux femmes seules, oubliées du monde et qui, chacune à sa façon, essaye de recomposer les brèches d'une enfance à jamais disparue.
C'est une pièce qui parle du Mal, de la reconnaissance, de l'héroïsme, de la lâcheté, de la soumission, de la dépendance…C'est un texte qui parle de ma mère.
Enfin, je sais aujourd'hui que c'est avec cette pièce que j'ai pris la mesure du théâtre, de mon théâtre comme un espace d'expérimentation du langage, un immense terrain de jeu pour éprouver la musicalité des mots, leurs conflits internes, leur dynamique souterraine.
En définitive, je crois avoir écrit une pièce musicale, à la mélodie universelle et je me réjouis que ce soit un chef d'orchestre comme Denis Marleau qui nous la fasse résonner. "
José PLIYA
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